logiciels.grat

 

 

 

Et nom de Dieu c'est triste, Orly, le soir, avec ou sans becot !

 

Et si je décidais de gratter, gratter, gratter

pour avancer plus vite vers la fin de ce livre

et vers la fin du temps qui passe et me conduit

vers la triste perte de mes vieilles illusions

 

Si je grattais si vite, tant de papier

Que petit a petit, en un éclair de temps

Et au simple prix d'une foulure au poignet

Je pouvais avancer vers le point de ce jour

 

Ou s'en serait fini, de cette grande illusion

De ces lointains détours et de tous ces carrefours

De ce trop lent parcours a l'intérieur de moi

Et qui ne mène a nul part a l'extérieur de ça

 

Ce chemin lent et long qui  me sert a comprendre

Que je ne suis que moi et que plus je me parle

je me cherche et je passe du temps

Que c'est la vie qui fuit et je la laisse fuir

Et que je ne suis rien, rien du tout

Quand je reste entre nous : Moi et Moi

 

Cet enfer ne vaut rien, il ne vaut rien du tout

Il ne changera rien. Rien ne sert de parler.

Rien ne sert de passer du temps a courir

Après tout.

 

 Et a se reprocher de ne trouver en somme

Que l’écart entre le rêve et la réalité ?

 

 

 

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